LE MARIAGE
23/09/2005 22:08 par jmlbrahim
Définition religieuse :
Acte religieux qui consiste à créer un crucifié de plus et une vierge de moins
Définition juridique :
Sentence dont le "condamné à perpétuité" est libéré uniquement pour mauvaise conduite
Définition de la vie courante :
Aucune femme n'a ce qu'elle espérait et aucun homme n'espérait ce qu'il a
Définition mathématique :
Somme d'emmerdes, soustraction de libertés, multiplication de responsabilités, division des biens
Définition pondérale :
Méthode la plus rapide pour grossir
Définition militaire :
C'est la seule guerre où l'on dort avec l'ennemi
Définition philosophique :
Sert à résoudre des problèmes que l'on aurait jamais eu en restant célibataire
Quelques grains de muguet en ce jour du 1er mai, en espérant qu'il apporte plein de joie et de bonheur dans votre coeur. |
L'histoire de Marguerite...
Voici l'histoire de Marguerite, la petite Fleur Marguerite était très timide. Elle était jonquille, mais elle était très très timide. Elle perdait vite les pétales. En plus elle était très malade. Elle décida d'aller voir un médecin pour fleurs et elle se rendit chez le Dr Bouquet, Corolle Bouquet. (Qui habitait rue Léon Blüm).
- Bonsoir Docteur.
- Bonsoir Marguerite. Alors que se pistil ma petite Marguerite?
- J'ai fait des bêtises docteur.
- Vase? Je vous demande chardon? Quel genre de bêtises?
- Je me suis myo-sottises!
- Ce n'est pas grave... Marguerite c'est de ton âge. Toutes les petites fleurs font des sottises!
- Ce n'est pas tout, docteur!
- Aaah bon... ?
- Non, je suis amoureuse de Fanfan la Tulipe et ça me donne des végétations et puis, quand je mange, j'ai du mal à Azalée!... et j'ai les oreilles qui bourgeonnent.
- Aaaah, ça c'est plus grave... Je vais devoir t'opérer. Quelle heure est-il ?
- Sécateur docteur.
- Déjà. Opérons vite!
Hélas, l'opération rata. Marguerite fut paralysée dans la fleur de l'âge et elle resta plantée là ... comme un légume. Elle alla porter plante au commissariat. Chez les flicus. Mais personne ne voulait l'écouter.
On lui répétait sans cesse `Aaaah mais mademoiselle, il faut accepter les conséquences: cette opération a été réalisée à fleuristes et périls.´
Marguerite était très très malheureuse. Elle tenta même de mettre fin à ses jours. Il lui restait pourtant une toute dernière chance: une greffe. Ce fut le docteur Bouquet qui réalisa l'opération et cette dernièr
L'histoire de Marguerite...
Voici l'histoire de Marguerite, la petite Fleur Marguerite était très timide. Elle était jonquille, mais elle était très très timide. Elle perdait vite les pétales. En plus elle était très malade. Elle décida d'aller voir un médecin pour fleurs et elle se rendit chez le Dr Bouquet, Corolle Bouquet. (Qui habitait rue Léon Blüm).
- Bonsoir Docteur.
- Bonsoir Marguerite. Alors que se pistil ma petite Marguerite?
- J'ai fait des bêtises docteur.
- Vase? Je vous demande chardon? Quel genre de bêtises?
- Je me suis myo-sottises!
- Ce n'est pas grave... Marguerite c'est de ton âge. Toutes les petites fleurs font des sottises!
- Ce n'est pas tout, docteur!
- Aaah bon... ?
- Non, je suis amoureuse de Fanfan la Tulipe et ça me donne des végétations et puis, quand je mange, j'ai du mal à Azalée!... et j'ai les oreilles qui bourgeonnent.
- Aaaah, ça c'est plus grave... Je vais devoir t'opérer. Quelle heure est-il ?
- Sécateur docteur.
- Déjà. Opérons vite!
Hélas, l'opération rata. Marguerite fut paralysée dans la fleur de l'âge et elle resta plantée là ... comme un légume. Elle alla porter plante au commissariat. Chez les flicus. Mais personne ne voulait l'écouter.
On lui répétait sans cesse `Aaaah mais mademoiselle, il faut accepter les conséquences: cette opération a été réalisée à fleuristes et périls.´
Marguerite était très très malheureuse. Elle tenta même de mettre fin à ses jours. Il lui restait pourtant une toute dernière chance: une greffe. Ce fut le docteur Bouquet qui réalisa l'opération et cette dernière réussit parfaitement. Marguerite était guérie. Elle redevint pollen de vie, elle put recommencer à jouer à cache-cache-pot et se maria avec Chris (Chris Anthème) qu'on croyait homo mais qui était terreau et elle devint graine d'A
L'histoire de Marguerite...
Voici l'histoire de Marguerite, la petite Fleur Marguerite était très timide. Elle était jonquille, mais elle était très très timide. Elle perdait vite les pétales. En plus elle était très malade. Elle décida d'aller voir un médecin pour fleurs et elle se rendit chez le Dr Bouquet, Corolle Bouquet. (Qui habitait rue Léon Blüm).
- Bonsoir Docteur.
- Bonsoir Marguerite. Alors que se pistil ma petite Marguerite?
- J'ai fait des bêtises docteur.
- Vase? Je vous demande chardon? Quel genre de bêtises?
- Je me suis myo-sottises!
- Ce n'est pas grave... Marguerite c'est de ton âge. Toutes les petites fleurs font des sottises!
- Ce n'est pas tout, docteur!
- Aaah bon... ?
- Non, je suis amoureuse de Fanfan la Tulipe et ça me donne des végétations et puis, quand je mange, j'ai du mal à Azalée!... et j'ai les oreilles qui bourgeonnent.
- Aaaah, ça c'est plus grave... Je vais devoir t'opérer. Quelle heure est-il ?
- Sécateur docteur.
- Déjà. Opérons vite!
Hélas, l'opération rata. Marguerite fut paralysée dans la fleur de l'âge et elle resta plantée là ... comme un légume. Elle alla porter plante au commissariat. Chez les flicus. Mais personne ne voulait l'écouter.
On lui répétait sans cesse `Aaaah mais mademoiselle, il faut accepter les conséquences: cette opération a été réalisée à fleuristes et périls.´
Marguerite était très très malheureuse. Elle tenta même de mettre fin à ses jours. Il lui restait pourtant une toute dernière chance: une greffe. Ce fut le docteur Bouquet qui réalisa l'opération et cette dernière réussit parfaitement. Marguerite était gu
L'histoire de Marguerite...
Voici l'histoire de Marguerite, la petite Fleur Marguerite était très timide. Elle était jonquille, mais elle était très très timide. Elle perdait vite les pétales. En plus elle était très malade. Elle décida d'aller voir un médecin pour fleurs et elle se rendit chez le Dr Bouquet, Corolle Bouquet. (Qui habitait rue Léon Blüm).
- Bonsoir Docteur.
- Bonsoir Marguerite. Alors que se pistil ma petite Marguerite?
- J'ai fait des bêtises docteur.
- Vase? Je vous demande chardon? Quel genre de bêtises?
- Je me suis myo-sottises!
- Ce n'est pas grave... Marguerite c'est de ton âge. Toutes les petites fleurs font des sottises!
- Ce n'est pas tout, docteur!
- Aaah bon... ?
- Non, je suis amoureuse de Fanfan la Tulipe et ça me donne des végétations et puis, quand je mange, j'ai du mal à Azalée!... et j'ai les oreilles qui bourgeonnent.
- Aaaah, ça c'est plus grave... Je vais devoir t'opérer. Quelle heure est-il ?
- Sécateur docteur.
- Déjà. Opérons vite!
Hélas, l'opération rata. Marguerite fut paralysée dans la fleur de l'âge et elle resta plantée là ... comme un légume. Elle alla porter plante au commissariat. Chez les flicus. Mais personne ne voulait l'écouter.
On lui répétait sans cesse `Aaaah mais mademoiselle, il faut accepter les conséquences: cette opération a été réalisée à fleuristes et périls.´
Marguerite était très très malheureuse. Elle tenta même de mettre fin à ses jours. Il
Voici l'histoire de Marguerite, la petite Fleur Marguerite était très timide. Elle était jonquille, mais elle était très très timide. Elle perdait vite les pétales. En plus elle était très malade. Elle décida d'aller voir un médecin pour fleurs et elle se rendit chez le Dr Bouquet, Corolle Bouquet. (Qui habitait rue Léon Blüm).
- Bonsoir Docteur.
- Bonsoir Marguerite. Alors que se pistil ma petite Marguerite?
- J'ai fait des bêtises docteur.
- Vase? Je vous demande chardon? Quel genre de bêtises?
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- Ce n'est pas tout, docteur!
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- Déjà. Opérons vite!
Hélas, l'opération rata. Marguerite fut paralysée dans la fleur de l'âge et elle resta plantée là ... comme un légume. Elle alla porter plante au commissariat. Chez les flicus. Mais personne ne voulait l'écouter.
On lui répétait sans cesse `Aaaah mais mademoiselle, il faut accepter les conséquences: cette opération a été réalisée à fleuristes et périls.´
Marguerite était très très malheureuse. Elle tenta même de mettre fin à ses jours. Il lui restait pourtant une toute dernière chanc
Voici l'histoire de Marguerite, la petite Fleur Marguerite était très timide. Elle était jonquille, mais elle était très très timide. Elle perdait vite les pétales. En plus elle était très malade. Elle décida d'aller voir un médecin pour fleurs et elle se rendit chez le Dr Bouquet, Corolle Bouquet. (Qui habitait rue Léon Blüm).
- Bonsoir Docteur.
- Bonsoir Marguerite. Alors que se pistil ma petite Marguerite?
- J'ai fait des bêtises docteur.
- Vase? Je vous demande chardon? Quel genre de bêtises?
- Je me suis myo-sottises!
- Ce n'est pas grave... Marguerite c'est de ton âge. Toutes les petites fleurs font des sottises!
- Ce n'est pas tout, docteur!
- Aaah bon... ?
- Non, je suis amoureuse de Fanfan la Tulipe et ça me donne des végétations et puis, quand je mange, j'ai du mal à Azalée!... et j'ai les oreilles qui bourgeonnent.
- Aaaah, ça c'est plus grave... Je vais devoir t'opérer. Quelle heure est-il ?
- Sécateur docteur.
- Déjà. Opérons vite!
Hélas, l'opération rata. Marguerite fut paralysée dans la fleur de l'âge et elle resta plantée là ... comme un légume. Elle alla porter plante au commissariat. Chez les flicus. Mais personne ne voulait l'écouter.
On lui répétait sans cesse `Aaaah mais mademoiselle, il faut accepter les conséquences: cette opération a été réalisée à fleuristes et périls.´
Marguerite était très très malheureuse. Elle tenta même de mettre fin à ses jours. Ieglhyt lui restait pourtant une toute dernière chance: une greffe. Ce fut le docteur Bouquet qui réalisaehgg'(ful,, l'opération et cette dernière réussit parfaitement. Marguerite était guérie. Elle redevint pollen de vie, elle put recommencer à jouer à cache-cache-pot et se maria avec Chris (Chris Anthème) qu'on croyait homo mais qui était terreau et elle devint graine d'Angleterre. Car Chris Anthème était engrais. Marguerite fut heureuse
pour des siècles et des cyclamens. On peut dire qu'elle a eu du pot....
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pour des siècles et des cyclamens. On peut dire qu'elle a eu du pot....
lui restait pourtant une toute dernière chance: une greffe. Ce fut le docteur Bouquet qui réalisa l'opération et cette dernière réussit parfaitement. Marguerite était guérie. Elle redevint pollen de vie, elle put recommencer à jouer à cache-cache-pot et se maria avec Chris (Chris Anthème) qu'on croyait homo mais qui était terreau et elle devint graine d'Angleterre. Car Chris Anthème était engrais. Marguerite fut heureuse
pour des siècles et des cyclamens. On peut dire qu'elle a eu du pot....
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pour des siècles et des cyclamens. On peut dire qu'elle a eu du pot....
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pour des siècles et des cyclamens. On peut dire qu'elle a eu du pot....
e réussit parfaitement. Marguerite était guérie. Elle redevint pollen de vie, elle put recommencer à jouer à cache-cache-pot et se maria avec Chris (Chris Anthème) qu'on croyait homo mais qui était terreau et elle devint graine d'Angleterre. Car Chris Anthème était engrais. Marguerite fut heureuse
pour des siècles et des cyclamens. On peut dire qu'elle a eu du pot....
Le Prophète, du point de vue mariage, avait des privilèges que les autres croyants n’avaient pas. Ainsi Dieu déclara licite le nombre d’épouses dotées par son Envoyé et énuméra les alliances conjugales qu’il pouvait contracter. L’autre privilège concernait le douaire sans lequel le mariage, en droit musulman, est nul. Par cette expression " qui offre elle-même sa main ", le Seigneur exemptait son Messager de cette dotation : "Ô toi, le Prophète. Nous avons déclaré licite pour toi les épouses auxquelles tu as donné leur douaire, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes maternelles -celles qui avaient émigré avec toi-ainsi que toute croyante qui se serait donnée au Prophète, pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser. Ceci est un privilège qui t’est accordé, à l’exclusion des autres croyants" (S. XXXIII, 50).
Par contre, Dieu interdit au Prophète et par voie de conséquence à tous les Musulmans la pratique païenne des Arabes qui échangeaient leurs femmes définitivement ou temporairement comme Il lui avait interdit de prendre d’autres femmes autres que celles qu’il avait déjà épousées avant cette révélation : " Il ne t’est plus permis de changer d’épouses ni de prendre d’autres femmes, en dehors de tes esclaves même si tu es charmé par la beauté de certaines d’entre elles. -Dieu voit parfaitement toute chose " (S. XXXIII, 52).
Avant la prédication, à l’âge de vingt-cinq ans, le Prophète se maria à la veuve Khadija, fille de Khuwailid, son aînée de quinze ans. Il eut trois fils qui moururent en bas âge et quatre filles : Zainab, Ruqayya, Umm Kaltoum et Fatima. Il resta monogame jusqu’à la mort de Khadija. Il épousa par la suite, à différentes périodes, neuf femmes dont nous donnons une très brève biographie.
1 - Aïsha, fille d’Abu Bakr. Elle fut promise au Prophète quand elle avait à peine sept ans. Elle fut sa préférée. Nous lui devons l’énoncé d’un grand nombre de Hadith. Elle est la seule dont le Coran parle à la suite de ce qui est appelé l’affaire du collier. Elle rendit l’âme en 57 de l’Hégire.
2 - Hafsa, fille d’Omar. Elle fut veuve à l’âge de vingt-deux ans de Khumaï ibn Hudhafa qui mourut à la bataille d’Uhud. Contrairement à la grande majorité des femmes de son époque, elle savait lire et écrire.
3 - Umm Habiba, fille d’Abu Sufyan. Elle était précédemment marié à ’Ubaidallah ibn Jahch et l’accompagna en Abyssinie lors de la première émigration. Elle quitta son époux qui avait embrassé le christianisme. Au moment de son mariage, son père était encore un farouche adversaire de l’Islam.
4 - Sawda, fille de Zama’. Elle était d’abord mariée à as-Sukran ibn ’Am. Elle émigra en Abyssinie pour échapper aux persécutions des païens qoraïshites. Elle avait cinquante ans lors de son mariage avec le Prophète. Elle mourut sous le règne d’Omar.
5 - Umm Salama, fille d’Abu Umayya et proche parente de Khalid ibn Walid surnommé par le Prophète " l’épée de Dieu ". C’était une femme cultivée pour l’époque et écrivait des poèmes. Elle s’expatria en Abyssinie avec son premier mari nommé Abu Salama qui trouva la mort à la bataille d’Uhud. Elle fut rappelée à Dieu en l’an 61 de l’Hégire.
6 - Zaïnab, fille de Jahch, cousine du Prophète, précédemment marié à Zaïd ibn Haritha, esclave affranchi et fils adoptif de l’Envoyé de Dieu. Les circonstances du mariage, qui eut lieu en l’an trois de l’Hégire, sont décrites dans le chapitre relatif à l’adoption. Sa mort remonte à l’an 20 de l’Hégire.
7 - Juwaïriyya, fille d’al Harith, chef païen de la tribu des Banu Mustaliq qui, à la tête de sa tribu, fut battu par les troupes musulmanes. Juwaïriyya figurait parmi les captifs. Elle se convertit à l’Islam et demanda au Prophète de l’aider à payer sa rançon en échange de sa libération. Le Messager de Dieu lui proposa de devenir son épouse, demande qu’elle accepta. Elle décéda en l’an 57 de l’Hégire.
8 - Safiya, juive de Khaïbar, convertie à l’Islam. Le Prophète l’épousa en l’an 7 de l’Hégire après la reddition de sa tribu.
9 - Maymuma, fille d’al-Harith, autre que celui précédemment cité. Ell était veuve et âgée de trente-six ans au moment de son mariage qui eu lieu en l’an 7 de l’Hégire, une année après la trêve de Hudalbiya.
Le Prophète eut également deux concubines citées par la tradition Raïhana qui était juive convertie à l’Islam, et Maria, d’origine copte qui lui donna un fils nommé Ibrahim lequel mourut en bas âge.
A propos de tous ces mariages, Muhammad Hamidullah donne cette explication : "...d’après le Qur’ân, quatre est le nombre maximum de femmes qu’un Musulman a le droit de réunir en mariage. Le Prophète ne se sentait jamais au-dessus des lois qu’il énonçait. Pourquoi donc eut-il plus de liberté dans cette matière ? Était-ce un privilège particulier, basé su les révélations divines ? Le Qur’ân n’en parle pas ; et les traditions, basées sur les paroles du Prophète, ne renferment rien non plus sur ce point, que je sache. Reste une autre possibilité : la restriction du nombre d’épouse serait une décision postérieure à sa dernière célébration de mariage. Le faits ne contredisent pas cette hypothèse. "
Les scènes de ménage n’épargnaient pas la maison du Prophète, scènes parfois envenimées par la jalousie d’Aïsha. Elles avaient à un moment donné si exaspéré l’Envoyé de Dieu qu’il décida de se séparer de ses épouses pendant un mois avant de les reprendre. Une révélation énonça à cet effet les droits du Prophète en la matière : "Il n’y a pas de reproche à te faire si tu fais attendre celle d’entre elles que tu voudras et si tu recherches de nouveau quelques-unes de celles que tu avais écartées. Voilà ce qui est le plus propre à les réjouir, à leur ôter tout sujet de tristesse afin que toutes soient contentes de ce que tu leur accordes. -Dieu connaît le contenu de vos coeurs. Dieu sait tout et il est plein de mansuétude " (S. XXXIII, 51).
Les femmes du Prophète se montraient parfois exigeantes. Les expéditions avaient procuré aux Musulmans un butin considérable qui avait permis d’élever leur niveau de vie. Les épouses du Messager de Dieu ne recevaient pas les mêmes avantages que les autres femmes ; elles enviaient alors les beaux vêtements de ces dernières et, d’une façon générale, I’élévation de leur niveau social. Dieu les plaça devant le dilemme suivant : vivre dans l’opulence, et dans ce cas, elles devaient consentir à divorcer après avoir reçu tous les moyens matériels les autorisant à jouir des bienfaits de ce monde, ou bien, demeurer les épouses du Prophète mais accepter leurs conditions actuelles avec la certitude de bénéficier d’une belle récompense dans l’au-delà : " Ô Prophète ! Dis à tes épouses : si vous désirez la vie de ce monde et son faste, venez : je vous procurerai quelques avantages puis je vous donnerai un généreux congé. Si vous recherchez Dieu, son Prophète et la demeure dernière, sachez que Dieu a préparé une récompense sans limites pour celles d’entre vous qui font le bien" (S. XXXIII, 28, 29). Toutes les épouses optèrent pour la seconde solution.
Les épouses du Prophète étaient tenues d’avoir une conduite exemplaire et de soigner leur langage afin d’éviter les mauvaises interprétations que les débauchés et les malintentionnés tireraient de leurs propos : " Ô vous, les femmes du Prophète ! Vous n’êtes pas comparables à aucune autre femme Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable" (S. XXXIII, 32).
Dieu leur ordonna d’être dignes et de s’abstenir de toute forme de coquetterie qui rappellerait les moeurs des femmes du paganisme. Il leur était recommandé l’obéissance à Dieu et à son Prophète, ce qui les aidera à s’éloigner de toute imperfection. Cette recommandation s’adressait également à toute la famille du Prophète : " Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes du temps de l’ancienne ignorance. Acquittez-vous de la prière ; faites l’aumône, obéissez à Dieu et à son Prophète : o vous, les gens de la Maison ! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement,"
"Souvenez-vous des versets de Dieu et de la Sagesse qui vous ont été récités dans vos maisons. Dieu est, en vérité, subtil et bien informé"
Dieu leur ordonna aussi la discrétion ; elles ne devaient pas dévoiler les secrets révélés au Prophète comme ce fut le cas de l’une d’elles, Hafsa qui ébruita un fait qui n’aurait pas dû l’être : "Lorsque le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses et qu’elle le communiqua à sa compagne, Dieu en informa le Prophète, celui-ci en dévoila une partie et garda l’autre cachée. Lorsqu’il l’eut avertie de son indiscrétion, elle dit : qui donc t’a mis au courant ? Il répondit : Celui qui sait tout et qui est bien informé m’en a avisé " (S. LXVI, 3).
En leur qualité d’épouses du Prophète, Dieu avait prévu pour elles une double peine pour toutes infractions aux préceptes de l’Islam, comparée la sanction réservée aux autres croyants pour la même faute. Inversement une double récompense leur avait été promise si elles se soumettaient fidèlement aux injonctions de Dieu et de son Prophète : " Ô vous, les femmes du Prophète ! Celle d’entre vous qui se rendra coupable d’une turpitude manifeste, recevra deux fois le double du châtiment. Cela est facile pour Dieu. Et nous accorderons une double récompense à celle d’entre vous qui est dévouée envers Dieu et son Prophète, à celle qui fait le bien, et nous lui avons préparé une noble part " (S. XXXIII, 30, 31).
Les docteurs musulmans font une distinction entre le vocable " âme " traduit par " nafs " et celui de " rûh " qui définit tantôt " Esprit ", tantôt " Souffle. " L’un a un caractère charnel, matériel, corporel. L’autre revêt un sens spirituel, immatériel. C’est le second aspect du terme que nous étudierons.
Dans le Coran, l’expression " Esprit fidèle " est attribuée à l’ange Gabriel en sa qualité d’intermédiaire entre Dieu et le Prophète quant à la communication de la Révélation : " Oui, le Coran est une Révélation du Seigneur des mondes ; -l’Esprit fidèle est descendu avec lui sur ton coeur pour que tu sois au nombre des avertisseurs " (S. XXVI, 192, 193, 194).
Gabriel, étant l’ange de la Révélation, Dieu l’envoyait aux serviteurs choisis par Lui pour en faire des avertisseurs auprès des hommes : " L’Esprit provient de son Commandement, il le lance sur qui il veut parmi ses serviteurs avec la mission d’avertir les hommes " (S. XL, 15).
Le mot s’applique également au même ange quand celui-ci apparut sous une forme humaine à Marie, mère de Jésus : " Nous lui avons envoyé notre Esprit ; il se présenta devant elle sous la forme d’un homme parfait " (S. XIX, 17).
" L’Esprit de sainteté " est aussi une dénomination de l’ange Gabriel désigné par Dieu pour assister Jésus dans sa mission : " Nous avons accordé des preuves incontestables à Jésus, fils de Marie, et nous l’avons fortifié par l’Esprit de Sainteté " (S. II, 87 et 253), " O Jésus, fils de Marie... Je t’ai fortifié par l’Esprit de Sainteté " (S. V, 110).
Le terme " Esprit " revient dans le Coran pour désigner le Souffle divin qui avait donné vie à Adam : " Après que je l’aurai harmonieusement formé, et quand j’aurai insufflé en lui de mon esprit " (S. XV, 29).
Il est encore utilisé dans le sens de " Souffle " quant à la conception de Jésus, celui-ci étant le " Verbe de Dieu " (kalimatu-hu) : " Sa parole qu’il a jetée en Marie " (S. IV, 171). " Et celle qui était restée vierge... nous lui avons insufflé de notre Esprit. Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes " (S. XXI, 91). Notons que Dieu ne dit pas " fils ", mais " fils de Marie ", expression qui revient chaque fois qu’il est question de Jésus.
Comme nous l’avons indiqué, la définition traditionnelle de " Esprit fidèle " et " Esprit de Sainteté " se réfère à l’ange Gabriel. Ibn Sinâ, par contre, fait une distinction entre les deux expressions. En ce qui le concerne, " Esprit de Sainteté " est bien de l’ordre des Chérubins, quant à " Esprit fidèle ", d’un rang inférieur, est de l’ordre des " substances spirituelles immuables ".
Extrait du "Dictionnaire élémentaire de l’Islam"
Tahar Gaïd est né le 22 octobre 1929 à Timengache, Beni Yala (Wilaya de Sétif). Après des études aux médersas de Constantine et d’Alger, il exerce la fonction d’enseignant à Tighanif, près de Mascara, puis à Alger.
Militant du PPA/MTLD, il participe à la lutte pour la libération nationale. Il prend l’initiative d’organiser des cellules FLN à Tihganif, anciennement Palikao. Arrêté en mai 1956, il est détenu pendant six années consécutives dans les prisons et les camps d’internements en Algérie.
Dès 1963, il opte pour la carrière diplomatique en qualité d’ambassadeur dans plusieurs pays africains. En 1978, il cesse toute activité administrative.
A partir de 1980, il se consacre dès lors aux aspects théoriques et pratiques de l’Islam. Il se signale par la publication du Dictionnaire élémentaires de l’Islam (OPU). Il est aussi l’auteur d’autres livres dont Réalités universselles de l’Islam( OPU ) et Religion et Politique en Islam (aux éditions Bouchene)
Parallèlement à ces écrits, il publie à L’OPU un lexique
La sourate doit son nom au premier verset. Dans la sourate précédente, Dieu ordonne à son Envoyé de lire le Coran en Son Nom. Dans celle-ci, Il fixe le moment où le Livre est descendu.
D’une manière générale, cette sourate parle de la descente du Coran, la nuit de la destinée. Elle commence par montrer le grand bienfait divin en faveur de l’humanité à laquelle est adressé le Livre. C’est au cours de cette nuit que la révélation commença à descendre sur le Sceau des envoyés, que la prière et le salut soient sur lui. Elle vaut plus que mille nuits car c’est la nuit de l’illumination de la Lumière divine sur les habitants de la terre. Elle a changé le cours de l’Histoire et a ouvert une ère nouvelle à la vie de la nation muhammadienne, à savoir la nation islamique.
La sourate énumère trois particularités de cette nuit :
Étude et commentaire
La descente du Coran
c’est une nuit extraordinaire : l’adoration en cette nuit vaut celle de mille mois
les anges descendent, avec la permission de Dieu, de tous les côtés du ciel vers la terre, depuis le coucher du soleil jusqu’à l’aube.
Dieu y inscrit la paix et la sécurité pour toutes les créatures.
Dieu a fait descendre le Coran en cette nuit bénie. « Et l’Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs ». (S.26, 193 et 194)
Le Coran n’est pas descendu en une seule fois en bloc. La révélation a duré vingt-trois ans. Certes, il a été descendu dans son ensemble la nuit de la destinée : « Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie. Nous sommes, en vérité, Celui qui avertit ». (S.44, 3). Cette nuit s’inscrit dans le mois de ramadân : « Le mois de ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement ». (S.2, 185). Ensuite Gabriel le communiquait au Prophète - que la prière et le salut soient sur lui -, au fur et à mesure des événements et des circonstances, depuis le début de la prophétie jusqu’à sa mort.
L’objet de cette descente graduelle consistait à faciliter sa compréhension et à en assimiler le contenu. En outre, il fallait tenir compte des intérêts humains suivant l’évolution du temps. Ce qui permettait d’orienter, hommes et femmes, vers le plus utile et le plus profitable.
La dimension de la nuit de la destinée
Le culte pratiqué en cette nuit est meilleur que celui de mille mois. Il équivaut donc à quatre-vingt-trois années et quatre mois.
En cette nuit, les anges du Trône et du ciel descendent sur terre. Ils sont accompagnés de Gabriel. L’emploi de tanazzal, montre que les êtres ailés n’arrivent pas sur terre tous ensemble mais qu’ils y descendent par vagues successives. C’est une nuit de sécurité et de paix jusqu’à l’aube. Elle est célébrée le vingt-septième jour du mois de ramadân.
En cette nuit, les anges recevront des ordres pour régler toutes les affaires du monde, bien que celles-ci fussent déjà inscrites dès l’aube de la création. « C’est alors », dit Ibn ’Arabi, « qu’Il disposa la Table brillante (lawh) et le Calame (qalam) pour transcrire l’Ecrit de l’Univers et l’acte qui détermine à être ce qui fut et ce qui sera jusqu’au Jour de la Rétribution. Il plaça les anges pour qu’ils transcrivent ce qu’on leur commandait en rapport avec l’effacement et la confirmation, la mort et la vie, la diminution ou l’augmentation. La langue est au Calame ce que la poitrine est à la Table brillante. Ce que la langue énonce, les facultés mentales l’enregistrent sur les tables des poitrines ; les inclinaisons que le cœur dirige vers la poitrine sont exprimées par son interprète : la langue ».
***
Cette nuit constitue l’édifice muhammadien qui était, auparavant, voilé du monde terrestre. Au cours de cette nuit la Force spirituelle et psychologique descend, mieux encore c’est le Royaume des cieux et de la terre qui se manifeste, véhiculant les ordres du Seigneur sur toutes les choses existantes afin d’être gérées selon leurs états. C’est une nuit parfaite ; elle ne connaît aucune insuffisance ni imperfection et ceci du coucher du soleil jusqu’à son lever. C’est une nuit où la paix et la sécurité règnent sur le monde entier.
Extrait de "Commentaire du Coran, chapitre ’Amma", préparé par Tahar Gaïd, éditions IQRA
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Tahar Gaïd est né le 22 octobre 1929 à Timengache, Beni Yala (Wilaya de Sétif). Après des études aux médersas de Constantine et d’Alger, il exerce la fonction d’enseignant à Tighanif, près de Mascara, puis à Alger.
Militant du PPA/MTLD, il participe à la lutte pour la libération nationale. Il prend l’initiative d’organiser des cellules FLN à Tihganif, anciennement Palikao. Arrêté en mai 1956, il est détenu pendant six années consécutives dans les prisons et les camps d’internements en Algérie.
Dès 1963, il opte pour la carrière diplomatique en qualité d’ambassadeur dans plusieurs pays africains. En 1978, il cesse toute activité administrative.
A partir de 1980, il se consacre dès lors aux aspects théoriques et pratiques de l’Islam. Il se signale par la publication du Dictionnaire élémentaires de l’Islam (OPU). Il est aussi l’auteur d’autres livres dont Réalités universselles de l’Islam( OPU ) et Religion et Politique en Islam (aux éditions Bouchene)
Parallèlement à ces écrits, il publie à L’OPU un lexique philosophique arabe-français et français-arabe.
L’existence des anges et la croyance en eux s’inscrivent au nombre des articles de foi au même titre que le Jour dernier, le Livre, les prophètes... Trois textes coraniques le rappellent : Nous devons à un Hadith la nature des anges : ils sont créés de lumière (nûr). Le Coran nous apprend qu’ils sont ailés : Nous savons également qu’ils sont purs, immortels et n’enfantent pas. Leur qualité fondamentale est l’obéissance à Dieu ; ils n’agissent que sur son ordre. Tous célèbrent Ses louanges et Sa gloire en permanence, sans se lasser. Nous citerons quelques versets parmi tant d’autres qui se réfèrent à la perfection des anges : Des noms propres sont attribués à certains anges. Le Coran en mentionne quelques-uns et définit leur fonction. Gabriel (Jibrîl) revient trois fois dans le Livre sacré et Michel (Mikaël), qui a la haute main sur les forces de la nature, est cité une seule fois : Gabriel est également identifié dans le Coran avec l’Esprit fidèle (ruh al-amîn) : C’était Gabriel qui portait aux prophètes la Parole de Dieu. La fonction qui lui était attribuée explique l’unité du Coran et des messages antérieurs : Dieu a envoyé Gabriel pour annoncer à Marie la naissance de Jésus et pour assister ce dernier dans sa mission : Nous remarquerons que les anges sont appelés ’envoyés’ (rusul), étant porteurs des Commandements divins. Un verset le confirme : Quand ils descendent du ciel, les anges peuvent prendre une forme humaine parfaite. Il en a été ainsi par exemple lorsque Gabriel se présenta à Abraham, à Loth et à Marie.
En plus de Gabriel et de Mikaël, le Coran signale une seule fois l’existence de l’ange de la mort (malâk al-mawt) sans le citer nommément. La tradition l’appelle ’Azrâïl : Le Coran ne parle pas également d’lsrâfil chargé de sonner la trompette de la Résurrection ; c’est la tradition qui nous en donne le nom. Il cite par contre Mâlik qui commande la garde de l’enfer. Ce sera à lui que les locataires de la Géhenne demanderont d’être achevés, incapables de supporter les souffrances du Feu : Le Coran mentionne aussi une seule fois Harut et Marut qui apprennent la magie aux démons. Le Livre sacré ne précise pas s’ils l’ont eux-mêmes pratiquée et il ne fait pas état de leur chute du ciel : Enfin, il est question de quatre anges que le Livre saint ne nomme pas : Munkar et Nakir d’une part, Mubabashar et Bashîr d’autre part. La fonction des deux premiers consiste à interroger dans leur tombe, la nuit de leur enterrement, les mécréants et les croyants ayant commis de graves péchés. Le rôle des deux derniers est d’interroger les fidèles qui n’ont commis aucune faute.
D`autres anges dont le nom n’est pas connu remplissent également des fonctions déterminées. Les uns ont pour mission d’interdire l’accès du ciel aux démons qui s’y approchent en vue de percer les secrets divins : D’aucuns descendent dans la Nuit du Décret pour régler toute chose : Il y a des anges qui enregistrent par écrit les actions quotidiennes des hommes : Les anges jouent un rôle en vue d’assister les croyants. Ils se transforment en armée invisible et assistent les mudjâhidîn dans leur lutte contre les infidèles comme ce fut le cas au cours de la bataille de Badr : Les anges ont des fonctions au ciel, sur terre et aussi dans l’au-delà. Il existe des gardiens du Feu ; ils sont au nombre de dix-neuf : Au Jugement dernier, huit anges porteront le Trône de Dieu : Certains anges auront un pouvoir d’intercession. Ils imploreront Dieu afin qu’II pardonne aux repentis :
Tahar Gaïd est né le 22 octobre 1929 à Timengache, Beni Yala (Wilaya de Sétif). Après des études aux médersas de Constantine et d’Alger, il exerce la fonction d’enseignant à Tighanif, près de Mascara, puis à Alger. Militant du PPA/MTLD, il participe à la lutte pour la libération nationale. Il prend l’initiative d’organiser des cellules FLN à Tihganif, anciennement Palikao. Arrêté en mai 1956, il est détenu pendant six années consécutives dans les prisons et les camps d’internements en Algérie. Dès 1963, il opte pour la carrière diplomatique en qualité d’ambassadeur dans plusieurs pays africains. En 1978, il cesse toute activité administrative. A partir de 1980, il se consacre dès lors aux aspects théoriques et pratiques de l’Islam. Il se signale par la publication du Dictionnaire élémentaires de l’Islam (OPU). Il est aussi l’auteur d’autres livres dont Réalités universselles de l’Islam( OPU ) et Religion et Politique en Islam (aux éditions Bouchene) Parallèlement à ces écrits, il publie à L’OPU un lexique philosophique arabe-français et français-arabe.a
L'Islam admet l'existence des djinns, esprits invisibles, qui, comme les hommes, ont été créés pour adorer Dieu : ' Je n'ai créé les Djinns et les hommes que pour qu'ils m'adorent ' (S. LI, 56). Ils ont été créés ' de feu clair' : ' Quant aux Djinns, nous les avons créés, auparavant, du feu de la fournaise ardente ' (S. XV, 27). ' Il crée les Djinns d'un feu pur ' (S. LV, 15). Ils ont des yeux, des oreilles et un cœur ; il est écrit à propos de ceux d'entre eux qui sont maléfiques : ' Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent rien ; ils ont des yeux avec lesquels ils ne voient pas, ils ont des oreilles avec lesquelles ils n'entendent pas ', étant réfractaires à la Parole divine comme les infidèles. Il existe des djinns mâles et des djinns femelles qui procréent par conséquent : ' Là, ils rencontreront celles dont les regards sont chastes et que ni homme ni djinn n'a jamais touchées avant eux ' (S. LV, 56).
Il y a de bons et de mauvais djinns. Au même titre que les hommes, ils périront tous et seront ressuscités, ensuite rassemblés au Jour du Jugement dernier. Quant à l'armée d'Iblîs, elle sera précipitée dans le Feu : ' O assemblées des djinns et des hommes ! Des prophètes choisis parmi vous ne sont-ils pas venus à vous, en vous exposant mes Signes, en vous avertissant de la Rencontre de votre Jour que voici ? ' (S. Vl, 130). 'Je remplirai certainement la Géhenne de Djinns et d'hommes réunis ' (S. Xl, 119)
D'autres djinns sont au contraire soumis à Dieu. Il y a parmi eux des prédicateurs. Ils iront au paradis comme ceux qui écoutèrent la récitation du Coran faite par le Prophète à son retour de Ta'ïf où il alla prêcher vainement la bonne parole aux habitants de cette oasis et demander par la même occasion leur aide : ' Lorsque nous avons amené devant toi une troupe de Djinns pour qu'ils écoutent le Coran et qu'ils furent présentés, ils dirent : 'Écoutez en silence !' et, quand ce fut terminé, ils retournèrent en avertisseurs auprès de leur peuple ' (S. XLVI, 29).
Les djinns ont en effet leur propre communauté. Ils peuplent les lieux où il y a de l'eau, des endroits inhabités, des maisons en ruines et tout autre endroit désert. La croyance populaire leur attribue une corporalité ; ils peuvent se présenter sous forme d'animaux ou d'êtres humains.
Des djinns exercent sournoisement leur rôle néfaste auprès des hommes comme ils l'avaient exercé également auprès des prophètes. Ils forgeaient des mensonges qu'ils susurraient aux envoyés de Dieu en les enveloppant d'un joli langage : ' Nous avons suscité, à chaque prophète, un ennemi : des hommes démoniaques et des Djinns qui se suggèrent les uns aux autres le clinquant des paroles trompeuses ' (S. VI, 112).
Les païens adoraient les djinns et les associaient à Dieu leur Créateur. Ils voyaient en eux des fils ou des filles du Seigneur : 'Ils ont attribué à Dieu les Djinns comme associés, mais c'est lui qui a créé les Djinns. Ils ont imaginé, dans leur ignorance, que Dieu a des fils et des filles. Gloire à lui ! Il est très élevé au-dessus de ce qu'ils imaginent' (S. VI, 100).
Selon leur croyance, Satan était le frère de Dieu et les anges des enfants nés de démons femelles unies au Seigneur : 'Ils établissent une parenté entre lui et les Djinns, mais les Djinns savent qu'ils seront réprouvés ' (S. XXXVII, 158).
Les rationalistes musulmans nient l'existence réelle des djinns. Les Mu'tazilites et à leur suite le philosophe et médecin Ibn Sinâ, l'historien et sociologue Ibn Khaldoun, entre autres, y voyaient plutôt des allégories. D'aucuns considèrent que les djinns sont une allusion à l'existence des microbes. De telles idées ne sont pas partagées par la majorité de l'opinion musulmane laquelle pour se soustraire aux influences maléfiques de ces démons, préconise de chercher refuge auprès de Dieu en récitant les deux courtes sourates suivantes : ' Dis : Je cherche la protection du Seigneur de l'aube contre le mal qu'il a créé ; contre le mal de l'obscurité lorsqu'elle s'étend ; contre le mal de celles qui soufflent sur les noeuds ; contre le mal de l'envieux, lorsqu'il porte envie ' (S. CXIII). ' Dis : Je cherche la protection du Seigneur des hommes, Roi des hommes, Dieu des hommes, contre le mal du tentateur qui se dérobe furtivement ; contre celui qui souffle le mal dans le coeur des hommes, qu'il soit au nombre des djinns ou des hommes ', (S. CXIV).
La croyance aux djinns n'est pas l'apanage de l'Islam. Les peuples anciens, perses, babyloniens, etc. croyaient à ces puissances naturelles. Le christianisme et le judaïsme n'ignorent pas ces phénomènes et beaucoup de leurs adeptes ne manquent pas de conjurer le mauvais sort par des incantations et la confection de talismans.
Les Zoraïstes disaient que les démons avaient été créés par celui qui, d'après eux, personnifiait le mal, à savoir Ahriman. La religion chinoise admet que le monde est habité par des bons et des mauvais esprits. Les Hindous croient aux puissances mystérieuses détenues à la fois par des dieux et des démons.
La croyance aux djinns et les superstitions qui s'y rattachent se vérifient de nos jours dans les milieux intellectuellement avancés. Les esprits cultivés n'ont fait que donner aux djinns d'autres appellations telles que génie ou esprit invisible. 'La seule différence, dit Cheikh Hamza Boubekeur, entre la croyance ancienne et la croyance moderne aux démons à travers les civilisations, c'est qu'elle est devenue plus discrète, plus libre, plus aimable, plus individuelle, alors que naguère elle était au centre de la vie religieuse des communautés religieuses. '
Tahar Gaïd est né le 22 octobre 1929 à Timengache, Beni Yala (Wilaya de Sétif). Après des études aux médersas de Constantine et d’Alger, il exerce la fonction d’enseignant à Tighanif, près de Mascara, puis à Alger.
Militant du PPA/MTLD, il participe à la lutte pour la libération nationale. Il prend l’initiative d’organiser des cellules FLN à Tihganif, anciennement Palikao. Arrêté en mai 1956, il est détenu pendant six années consécutives dans les prisons et les camps d’internements en Algérie.
Dès 1963, il opte pour la carrière diplomatique en qualité d’ambassadeur dans plusieurs pays africains. En 1978, il cesse toute activité administrative.
A partir de 1980, il se consacre dès lors aux aspects théoriques et pratiques de l’Islam. Il se signale par la publication du Dictionnaire élémentaires de l’Islam (OPU). Il est aussi l’auteur d’autres livres dont Réalités universselles de l’Islam( OPU ) et Religion et Politique en Islam (aux éditions Bouchene)
Parallèlement à ces écrits, il publie à L’OPU un lexique philosophique arabe-français et français-arabe.
Il serait prétentieux de parler du Coran en quelques lignes. D’ailleurs, tout ce dictionnaire traite de la question sans jamais épuiser le sujet. Des indications supplémentaires sont néanmoins susceptibles de compléter quelque peu les différents chapitres étudiés.
Le Coran n’est pas une oeuvre créée de toute pièce par un poète (châ’ir) si génial, soit-il, ni celle d’un devin (kâhin) aux puissances occultes. C’est une Révélation communiquée par Dieu à Son Prophète : " c’est là, en vérité, la parole d’un noble Prophète ; ce n’est pas la parole d’un poète ; -votre foi est hésitante - ce n’est pas la parole d’un devin ; comme vous réfléchissez peu ! - c’est une Révélation du Seigneur des mondes ! " (S. LXIX, 40 à 43), "Oui, le Coran est une Révélation du Seigneur des mondes " (S. XXVI, 192).
Le Coran n’étant pas le produit de sa propre réflexion, le Prophète, au moment de la " descente " (tanzîl) des versets, les répétait afin d’en retenir le sens et les expressions. Dieu lui ordonna de s’abstenir d’user de ce procédé car Il lui appartenait de réunir la récitation et de la faire comprendre à Ses créatures : " Ne remue pas ta langue en lisant le Coran comme si tu voulais hâter la révélation. Il nous appartient de le rassembler et de le lire. Suis sa récitation lorsque nous le récitons ; c’est à nous qu’il appartient, ensuite, de le faire comprendre " (S. LXXV, 16 à 19).
Le Messager de Dieu recevait la Parole divine par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, nommé " l’"Esprit fidèle " par le Coran. Le Prophète, en sa qualité d’avertisseur, la transmettait à son tour aux hommes : " L’Esprit fidèle est descendu avec lui sur ton coeur pour que tu sois au nombre des avertisseurs " (S. XXVI, 194, 195).
La Révélation se produisait ainsi : illettré, donc incapable de lire les livres sacrés encore moins en araméen ou en hébreux, l’Envoyé de Dieu recevait le message d’une façon auditive. Il percevait un fort tintement de cloche. Il était saisi d’une fièvre si intense qu’une sueur abondante coulait de son front y compris pendant les périodes de grand froid. Il pâlissait et rougissait et tous ses membres tremblaient. Son corps s’alourdissait d’une manière telle qu’un jour son chameau ploya sous son poids.
Le Coran fut révélé graduellement durant plus de vingt ans, selon les circonstances politiques et religieuses. Ceci explique sa composition fragmentaire de sorte que les thèmes ne sont pas regroupés par chapitres.
Le Livre sacré n’a pas été recensé selon l’ordre chronologique de la Révélation mais selon la longueur des sourates. Il en renferme cent quatorze de longueurs inégales. La plus courte comprend trois versets et la plus longue en englobe deux cent quatre-vingt-six. Certaines, révélées à La Mekke, d’autres à Médine, ont reçu un titre ; la vache, la fourmi, la caverne, les fractions, etc. Postérieurement au Prophète, le Coran fut divisé en soixante parties (hizb) et aussi en deux cents parties appelées " rubû’ ". Chaque sourate se compose de plusieurs versets (âyât). Le Coran en comprend six mille deux cent dix-neuf qui sont autant de signes et de miracles. Le mot âyâ est souvent accompagné d’un adjectif comme clair, évident... car son objet consiste à convaincre les hommes.
Du temps du Prophète, les versets coraniques étaient mis par écrit sur des os plats, des pierres, des peaux, des feuilles de palmiers... et aussi appris par coeur intégralement ou en partie par les croyants. Abu Bakr rassembla tous ces fragments sur le conseil d’Omar et les réunit en un seul opuscule. Un comité se chargea de ce travail. Cette décision fut prise à la suite de la mort de plusieurs lecteurs du Coran lors de la guerre engagée contre le faux prophète Musaïlima. Il était à craindre la disparition à la longue du texte sacré. La recension officielle de ce dernier se réalisa définitivement sous le khalife Othmane qui mit ainsi fin à la diffusion d’autres écrits légèrement incorrects.
Différentes expressions désignent le Coran dont le style varie suivant les époques de la Révélation. Outre le mot qur’ân qui dérive de la racine qara’a (réciter, lire), les quelques autres termes qui s’y appliquent sont çuhuf (feuilles), Kitâb (livre) ; deux appellations qui se réfèrent également aux Livres antérieurs à la prédication du Prophète, Furqân qui définit aussi l’Écriture confiée à Moïse, et aussi la " Mère du Livre " : " Dieu efface ou confirme ce qu’il veut. La Mère du Livre se trouve auprès de lui " (S. XIII, 39). Si les mêmes vocables sont parfois attribués aux Écritures, c’est parce que celles-ci proviennent toutes de la même source céleste.
Le mot qur’ân revient fréquemment dans le Livre, accompagné de différents qualificatifs : karîm (noble), hakîm (plein de sagesse), madjîd (glorieux), ’azîm (très grand), etc. En outre, Dieu compare le Coran à une lumière destinée à montrer aux hommes la seule voie à suivre : "O vous les hommes ! une preuve décisive vous est parvenue de la part de votre Seigneur : nous avons fait descendre sur vous une lumière éclatante " (S. IV, 174). Cette lumière avait été répandue sur l’humanité, et continue à se répandre, par une lampe, en l’occurrence, le Prophète : " O toi, le Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, comme annonciateur de bonnes nouvelles, comme avertisseur, comme celui qui invoque Dieu -avec sa permission- et comme un brillant luminaire " (S. XXXIII, 45, 46).
Le Coran a été révélé en arabe pour être compris, à l’origine, par un peuple arabe : "c’est une Révélation en langue arabe claire " (S. XXVI, 195), "Oui, nous avons fait un Coran en arabe ! -Peut-être comprendrez-vous " (S. XLIII, 3). Il est considéré comme éternel et incréé. Le texte que nous possédons est une copie dont le prototype " Umm al-Kitâb " (la Mère du Livre) est conservé au ciel sur une Table (lawh) bien gardée : " Ceci est, au contraire, un Coran glorieux écrit sur une Table gardée ! " (S. LXXXV, 1, 22). Il est du point de vue phonétique, graphique et linguistique identique à l’original céleste. Sa reproduction est inimitable (i’djâz) : " Dis : si les hommes et les Djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiront rien qui lui ressemble, même s’ils s’aidaient mutuellement " (S. XVII, 88).
Il est recommandé de lire et de relire le Coran, de le réciter à haute voix, tel est le conseil donné par Dieu au Prophète et à tous les musulmans : " Tiens-toi debout, en prière, une partie de la nuit, la moitié ou un peu moins ou davantage et récite avec soin le Coran" (S. LXXIII, 2, 3, 4), " Récitez donc à haute voix ce qui est possible du Coran " (S. LXXIV, 20). Beaucoup de Musulmans l’apprennent par coeur dès le jeune âge.
Le Tout-Puissant incite les hommes à se pencher d’une manière clairvoyante sur les données du Coran et à prendre comme base de réflexion les prescriptions temporelles et spirituelles ainsi que les exemples historiques qui y sont contenus et qui définissent la conduite à adopter dans la vie : "Nous avons exposé tout ceci dans ce Coran pour que les hommes réfléchissent" (S. XVII, 41), " Ceci est, pour les hommes, un appel à la clairvoyance, une Direction et une Miséricorde en faveur d’un peuple qui croit fermement " (S. XLV, 20).
Cette Direction est universelle car le Coran ne révèle pas une religion destinée à une seule race, à une catégorie déterminée d’hommes. L’essence de son enseignement était déjà contenu dans les Livres anciens : "Ceci se trouvait déjà dans les Livres des Anciens " (S. XXVI, 196). Le Livre saint est en effet un rappel des " feuillets " d’Abraham, de la Loi de Moïse, des Psaumes de David, de l’Évangile de Jésus... Dieu revient sur cette affirmation quatre fois en employant la même formulation et dans la même sourate : " Oui, nous avons facilité la compréhension du Coran en vue du rappel. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir ? " (S. LIV, 17, 22, 32, 40).
Le Coran a inspiré des oeuvres littéraires, juridiques, historiques, artistiques, scientifiques, etc. La création étant continue, grâce à l’aide de Dieu, de nouvelles théories politiques, économiques, sociales, de nouvelles inventions scientifiques peuvent être conçues en tenant compte de la marche de l’histoire qui est impitoyable à l’égard des traînards. Tous les problèmes de la vie sont contenus dans le Coran. Ils n’existent certes pas sous forme de recettes de cuisine mais bien potentiellement. Il s’agit de confronter, chacun dans son domaine et sa spécialité, la Réalité au Livre sacré et d’y découvrir les moyens de résoudre ces problèmes.
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15 Faits importants de la vie !
1. Il y a au moins 5 personnes dans ce monde qui t'aiment au point de mourir pour toi.
2. Il y a au moins 15 personnes qui t'aiment d'une certaine manière.
3. La seule raison pour laquelle une personne te déteste, c'est parce qu'elle veut être comme toi.
4. Un sourire de toi apporte de la joie à quelqu'un, même s'il ne t'aime pas.
5. Toutes les nuits, quelqu'un pense a toi avant d'aller se coucher.
6. Tu représentes le monde pour quelqu'un.
7. Si ce n'était pas pour toi, quelqu'un ne pourrait pas vivre.
8. Tu es spécial et unique.
9. Quelqu'un dont tu ignores l'existence t'aime.
10. Quand tu fais la plus grosse bêtise, quelque chose de bien provient de celle ci.
11. Quand tu penses que le monde te tourne le dos, regarde bien: c'est surtout toi qui tourne le dos au monde.
12. Quand tu penses que tu n'as pas de chance quand tu n'as pas ce que tu veux, tu ne l'auras probablement pas. Si tu crois en toi, probablement, tôt ou tard, tu l'auras.
13. Souviens-toi toujours des compliments que tu reçois. Oublies les remarques méchantes.
14. Dis toujours aux gens ce que tu ressens a propos d'eux; tu te sentiras mieux quand ils le sauront.
15. Si tu as un meilleur ami, prends, le temps de lui dire ce qu'il représente pour toi.
Auteur(e) inconnu(e)